[ argentine ] .
La Patagonie - 06/06/2006@01h26 - Ushuaia

Et bien voila, nous y sommes en Patagonie ! Dire qu'il y a un an, on avait evoque la possibilite de descendre tout au sud, au plus pres de l'Antarctique, sans y croire vraiment. A vrai dire on ne savait pas grand chose de la Patagonie si ce n'est qu'elle occupe tout le sud du Chili et de l'Argentine sur plusieurs milliers de kilometres, que le climat est paticulierement rude en hiver et qu'elle se termine par le bout du monde "la Terre de Feu". Aujourd'hui, j'aurais tendance a ajouter qu'il y a en fait plusieurs Patagonie tous les paysages sont differents. Un denominateur commun pourtant : des etendues desertiques, des villes espacees de plus de 300km, une vegetation reduite au minimum et vraiment l'impression d'etre au bout du monde.
Entre Los Antiguos, ou nous avons traverse la frontiere, et Rio Gallegos a plus de 1000 km au Sud, nous avons eu droit a une vraie traversee du desert digne de road-movies americains : devant, la route et ses pointilles jaunes s'etirant jusqu'a l'horizon, de chaque cote, des collines ocres couvertes d'herbe rase, quelques arbres denudes penches indiquant d'ou vient d'habitude le vent, tout autour un degrade de pastels roses-oranges-bleus.
Du cote de El Calafate, notre etape intermediaire avant Ushuaia, on a retrouve une region de hautes plateaux et de lacs. Sauf qu'ici il a neige les jours suivant notre arrivee et que tout s'est vu recouvert d'une mince couche de poudreuse blanche. El Calafate, tout le monde y vient surtout pour son glacier impressionant : le Perito Moreno. Et c'est vrai que c'est impressionant ce glacier de plusieurs dizaines de metres de haut, turquoise, qui s'avance dans le lac laissant de temps a autres de gros blocs de glace briser le silence en se cassant.
Puis apres El Calafate, retour a Rio Gallegos, pour 12H de bus qui nous permettent d'atteindre Ushuaia dans la soiree. On retrouve les grandes steppes d'herbe seche, jamais au dessus de 30cm de haut, quelques touffes jaunes par-ci par-la, car peu de choses survit a la rudesse du froid sec et du vent. Le ciel est bleu, sans nuages, lorsque l'on traverse le detroit de Magellan, le bout du monde n'est plus tres loin. On decouvre sur le bord de la route des animaux bien peu peureux qui traversent sans se soucier des voitures : une sorte de lamas appeles ici guanacos. Le paysage devient plus montagneux, les arbres refont doucement leur apparition. A la lumiere de la pleine lune, on devine des sommets enneiges. Puis au detour d'un virage, des lumieres partout. Ushuaia, le bout du monde, la terre de feu, n'est pas un village de quelques ames marginales habitant la pour on ne sait quelle raison, mais bien une grande ville, moderne et prete a accueillir tous ces touristes venus visiter le bout du monde.
Mais on decouvrira cela demain, a la lumiere du jour.


[ Posté par : Sandrine | aucun commentaire ]