[ myanmar ] .
Pour ceux qui croient que l'on est en vacances - 17/01/2006@10h08 - Bagan

Reveille a 6H30 par les bateaux du lac Inle, on ne tarde pas a sortir du bungalow pour prendre notre petit dej. La on retrouve Steffie et Andreas, nos deux compagnons allemands de trek. Eux partent en avion et nous notre objectif est d'atteindre Bagan dans la journee, 300km a l'ouest.
Apres avoir avale une pancake on apprend que le taxi que l'on devait prendre veut nous faire la course a 70$ au lieu de 60 (prix qu'on trouvait deja un peu eleve). Je demande a voir le taxidriver de visu pour faire baisser la course, la premiere pancake passe deja pas tres bien. Peu de temps apres, il rappelle pour nous dire qu'il veut bien faire la course a 50$, mais le lendemain... On refuse et on decide d'opter pour la seule solution qui reste : les transports locaux (la notion de local, vous la comprendrez mieux dans ce qui suit). Dernier poutou a Steffie et Andy et c'est parti pour l'aventure!
Un premier taxi arrive et on part plein nord vers Shewyaung a 12 km de la. Le taxi est une toyota de plus de 15 ans mais on la savoure, c'est rare une voiture moderne. Apres une demi-heure de route cabossee, on arrive a destination. Le chauffeur nous dit de nous assoir a un cafe et d'attendre qu'on nous appelle. Ben oui, comme on ne parle pas le birman et que la station de bus est en fait inexistante on a besoin des autres! On prend un the birman compose de the noir avec 1 cm de lait concentre sucre dans le fond, mmmmhhh. A peine une gorgee bue qu'un gars arrive en criant. On court derriere lui et il nous montre le bus. En fait c'est un pick-up local, en gros une camionnette ou l'on met 3 personnes a l'avant, plus deux banquettes de 4 personnes derriere, plus encore deux planches dans la longueur de 3 personnes. Capacite nominale: 17 personnes... En theorie car en fait l'interieur du taxi est reserve aux femmes et aux touristes. Les hommes eux montent sur le toit. C'est ce que l'on a decouvert au bout de quelques villages ou on etait de plus en plus serre dans le taxi (des femmes pouvant s'assoir sur le sol). On a pas compte mais plus d'un fois on a du depasser les 35 personnes. On aurait pu vous parler des paysages sur le lac Inle tres jolis mais a vrais dire plus on avance et plus la route devient defoncee, on ne peut pas bouger dans le 'bus', au bout de 2H on a plus de fesses.
Vient ensuite la montagne. C'est joli mais cela presente neanmoins un inconvenient: la poussiere. La route se transformant parfois en piste en terre, le pickup est baigne dans un nuage de poussiere tres fine. Le pire c'est quand deux vehicules se croisent, la visibilite devient nulle et il faut respirer dans ses vetements. On prend tous vite un teint grisatre uniforme. Des cheveux aux chaussures de rando on a la couleurs du bas cote de la route. Les arrets sont courts. Achats de deux paquets de biscuits, ca sera notre dejeuner.
Et les heures passent dans ce foutu pickup, les courbatures sont de plus en plus difficiles a supporter.
A 16H30 on arrive a Meikthyla. A peine entres dans la station, des jeunes grimpent sur le pickup pour savoir ou l'on va. Courbatures de partout et couverts de poussiere, on recupere nos sacs et on monte dans le second bus qu'ils nous indiquent comme etant celui se rapprochant le plus de Bagan. En fait c'est un camion avec deux planches dans la longueur faisant office de banquette. Le responsable nous dit qu'il part de suite. Vu notre etat, on est content de ne pas perdre de temps. Apres 10mn de trajet, on s'arrete face a une entreprise. Ils nous demandent de lever les pieds et mettent une grande bache sur le plancher. On comprend vite pourquoi en voyant les bidons d'huile de palme arriver. En fait c'est pas un bus, c'est bien un camion!
Il n'a pas de suspension, la route est extremement defoncee quand il y en a une, on est a moitie assis sur une planche et sur des bidons d'huiles. On commence a regretter le pickup de toute a l'heure.
Le patron du camion, un gros immonde se gavant de noix de betel, decide de s'arreter pour manger. On est encore loin de Bagan, il fait nuit noire et on ne sait meme pas ou on est. Mais on a pas le choix on mange. Plat unique: Poulet au curry. Assez degueu et l'os que j'avais dans la bouche n'appartient pas a un poulet, meme birman. On ne reflechi pas a ce qu'on vient d'avaler et on repart. Route toujours pareille, dos et fesses dans le meme etat.
A 20H on arrive en ville ou l'on doit encore prendre un autre bus pour Bagan. Toujours le meme principe le patron du cafe sais ou l'on va et nous on attend. Je lui demande quand le bus arrivent ou meme s'il y en a un: grand sourire. Y parle pas anglais. Je me leve et cris bien fort sur la terrasse 'Anybody speak English ?' Tout le monde me regarde avec un grand sourire. Ok, je me rassois.
A 21H un bus qui ressemble a un bus arrive et la c'est toute la terrasse qui se leve en faisant de grands signes. En fait tout le monde srcutait l'arrivee du bus. Sauf nous.
Sieges confortables, vrai suspension, le bus avale les derniers 50km en 1H30. Incroyable.
Arrive a Bagan, je vous passe l'histoire du mec de l'hotel qui nous a fait voir une chambre de l'hotel voisin! Mais a 23h30 apres une bonne douche on etait couche.
2 jours apres on a encore tellement mal au fesses qu'on peut difficilement s'assoir sur un tabouret.

Qui veut partir en vacances avec nous ?


[ Posté par : Rudy | 1 commentaire ]