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Jaipur la rose - 08/12/2005@09h37 - Jaipur

Jaipur après Delhi, c'est comme une bouffée d'oxygène. Déjà, c'est un peu moins pollué même si les rickshaws à moteur, les mobylettes, les motos et autres scooters sévissent aussi ici. En fait, c'est surtout que la capitale du Rajasthan, avec ses 2.5 millions d'habitants, son centre encerclé de hauts remparts, ses couleurs rose et ocre, prend des allures de ville à taille humaine. La transition avec Delhi par le Shatbadi Express de 6H10 ne nous annonçait pas un tel dépaysement.
A peine quelques kilomètres parcourus depuis la gare de Delhi, nous avons découvert par la vitre des scènes qui nous sont apparues pour le moins irréalistes: des bidonvilles à perte de vue, des habitations rudimentaires, des miséreux se chauffant autour de brasiers improvisés, d'autres triant des détritus sur les décharges, d'autres encore marchant sur les voies ferrées.
Mais peu à peu, ces quelques scènes de désolation font place à une campagne plus accueillante. On rejoint progressivement le Rajasthan, pays des Maharadjahs et des palais. La terre devient plus aride, les couleurs varient vers l'ocre et le vert, signe d’une végétation plus abondante, le climat est plus chaud. Première étape: Jaipur la ville Rose. On la surnomme ainsi à cause du grés rose utilisé pour de nombreuses bâtisses dont le palais des vents, mais c’est aussi la couleur utilisée pour repeindre les façades et les remparts de la ville. Tout s'organise à l'intérieur de la forteresse selon des axes bien dessinés et un labyrinthe quadrillé où des tas de petits quartiers sont organisés par métier : la rue des vendeurs de pierres et bijoux en argent, la rue des étoffes en pashmina, la rue des menuisiers, la rue des forgerons...
Décidément, cette ville un peu plus accessible nous amuse beaucoup. On l'apprivoise à pied et épuisés de nos journées à nous balader, on s'offre le luxe d'un rickshaw pour rentrer à l'hôtel, la course durement négociée a 50 roupies (1 euro).


[ Posté par : Sandrine | 6 commentaires ]