[ mexique ] .
Cox'n Road - 16/09/2006@02h44 - Merida

A force de voir des coccinelles partout ici, ca nous a donné envie. Pourquoi ne pas s'en louer une pour la journee ? On a rapidement trouvé une agence qui en faisait de pas trop chères, le seul problème étant de savoir comment dire "coccinelle" au Mexique: "VW SEDAN".
Le lendemain de la fête nationale, après une soirée arrosée à la Corona et à la crotte d'oiseau, nous sommes de bon matin sur le parking face à la bête. Elle est grise, neuve (sans dec': 2005) et superbe. Le moteur est à l'arrière et dans le coffre, enfin sous le capot, il y a à peine de la place pour la roue de secours. Bizarre comme voiture. Le loueur ne stresse pas quand je lui demande où est la marche arrière. "Faut pousser le levier". Il reste zen quand je lui demande "et c'est quoi l'essence qu'on met dedans?". "Faut mettre de la verte" me répond-il. "Et il est où le réservoir ?". "A l'avant" dit-il. Il nous a quand même suivi du regard en sortant du parking, sans doute pour vérifier que je savais conduire.

"C'est cool, on est en Cox sur les routes mexicaines" se dit-on en prenant la première rue à gauche après le parking. "Oui, mais on va où ?". Bonne question...
Allez, direction plein nord, normalement on devrait atteindre la mer.
Après une heure de route à 80 km/h suivi d'un bruit pétaradant de Harley, nous voyons les premiers palmiers côtiers. Sandrine a mis ses lunettes de soleil, moi j'ai un coude a la fenêtre pour faire style (prononcer staïle). On crâne avec l'impression de déambuler sur la croisette, mais ici tout le monde a une cox. On nous remarque juste quand je m'y prends à trois fois pour me garer. La ville est plutôt jolie et tres animée. Aucun touriste, uniquement des mexicains qui vivent leur vraie vie de tous les jours. Ca fait du bien dans ce pays touristique. On décide alors de faire tous les bleds du coin, histoire de voir de vrais villages mexicains. Direction Sud-Est. On rencontre alors une suite de villages plus ou moins colorés et parfois très pauvres, des ports de pêche tout en couleurs ou en abandon et entre, pas grand chose, sur des routes parfaitement droites.
Petite anecdote quand il a fallu trouver de l'essence: impossible de trouver la pompe. On a refait le village en sens inverse et elle restait invisible. A force de demander tous les 100m, on a fini par tomber dessus. C'était au port, la pompe pour bateau faisant aussi office de pompe à essence pour voiture !
La journée s'est terminée en coup de soleil sur le bras gauche pour moi (en vrai kéké) et un envasement jusqu'au genou pour Sandrine qui a voulu prendre en photo des flamands roses d'un peu trop près.


[ Posté par : Rudy | aucun commentaire ]