[ bolivie ] .
La Paz, capitale en hauteur - 19/07/2006@01h19 - La Paz

Il y a des capitales qui impressionnent par leur modernite, dŽautres par leur taux de pollution, dŽautres par leurs monuments, ici ce qui frappe tout de suite, cŽest la topographie de la ville. Perchee a 3660m dŽaltitude, La Paz est la plus haute capitale du monde, sujets au mal de lŽaltitude sŽabstenir.
Une fois cela dit, on pourrait sŽimaginer un immense plateau ou sŽetale la ville ou bien un relief montagneux avec en haut le centre, et tout autour sur les flancs, les banlieues. En tout cas, cŽest ce que jŽimaginais. Et pourtant, cŽest tout le contraire.
La Paz est confinee dans une sorte de cuvette, avec son centre historique enfoui au milieu comme au fond dŽun cratere de plus de 5km de diametre, avec tout autour sur les parois montantes, les bas quartiers qui paradoxalement regardent de haut la capitale. Partout dans les rues, il suffit de lever la tete et de regarder en lŽair pour voir la ville sŽetendre toujours plus haut et quand la nuit tombe, lŽeclairage public illumine tout la cuvette comme si la ville etait prise dŽassaut.
Impossible de sŽennuyer a La Paz, ca grouille de partout. DŽabord, il y a eu la fete de lŽIndependance de la ville le 16 juillet avec une avant-premiere le 15 juillet faite de cacophonies de fanfares et de parades de majorettes. Le 16, ca rigolait moins deja avec la revue militaire et les defiles de la Police, de la Marine (si, si, meme sans mer, la Bolivie a sa propre force navale... basee sur le lac Titicaca ?!!!), l' infanterie et le tutti quanti. Chaussures plus que cirees, quasi-vernies, casques dores avec pompons qui retombent en frange sur les yeux, baïonnettes de lŽepoque napoleonnienne, nous qui avions rate le 14 Juillet a Paris avons eu le droit a une vraie session de rattrapage.
Mais en grands amateurs de marches locaux, ce quŽon a prefere, ce sont ces rues qui du matin au soir se transforment en grande braderie de tout et nŽimporte quoi : là, le mercado negro et son grand bazar de fringues pas cheres, telle autre rue specialisee dans le tuyau et la quincaillerie quŽon a surnommee la rue Castorama, encore une autre qui vendra tout le necessaire en inox pour la cuisine, et par ici dans la rue Jimenez, une succession de stands fournis en produits magiques, amulettes, foetus de lamas et oursins seches, talismans et autres potions de fertilite. "Pase, pase, Seńor, Seńora. Compra me talisman !" Depuis lŽInde et Old Delhi, on nŽavait rarement retrouve un tel bazar de rue, a la difference pres quŽici les madames qui vendent sont des mamitas aux multiples jupons superposes, au chapeau melon trop petit penche sur leur tete dont on se demande bien comment il tient, aux nattes ornees de pompons noirs en laine ou en perles et au tissu colore noue sur le dos en balluchon. Elles ont de minuscules pieds quŽelles chaussent de ballerines ou de nu-pieds taille 33 et dans lesquelles elles nŽhesitent pas a mettre plusieurs paires de chaussettes en laine pour ne pas avoir froid. Et malgre tout, elles sont toute mignonnes les mamitas !
En tout cas, on a trouve l'etape La Paz charmante, le lieu ideal pour acheter quelques conneries, tissus, chapeaux, ceramiques qu'on regardera avec un grand sourire dans quelques mois, authentiques reliques de notre periple bolivien... en oubliant qu'on a passe plus de 4 heures a la poste locale pour se les faire envoyer !


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