[ malaisie ] .
Passage de frontiere Thailande-Malaisie - 30/03/2006@13h22 - Sungai Kolok

Les joyeux baroudeurs que nous sommes avons quitte la chambre avec un peu de regrets ce matin. Il faut dire qu'a 300 baths (5 euros) elle n'etait pas chere, surtout sachant qu'elle etait toute neuve, avec TV satellite a 60 chaines et douche chaude. Direction la gare. Moi, portant tous les sacs car Sandrine s'est maintenant pete le dos du fait d'un lavabo mal fixe (mais c'est une autre histoire).
On va finir par l'appeler Pignon.
La gare de Hat-Yai ressemble a toute les autres gares, rien de special. Le prix du train est tres bas : moins de 1 euro pour 5H de voyage. Sur le quai, on se bourre dans la foule qui monte dans le wagon avec les sacs. Mais les thais sont plus malins que nous. Ils jetent leurs sacs par les fenetres avant de monter se reservant ainsi les places.
Il y a peu d'occidentaux ici. Cela se voit aux regards et grands sourires qu'on nous lance en permanence. La population est differente du reste de la thailande de facies et aussi de religion. Dans notre wagon toutes les femmes sont voilees et certains hommes portent la barbe. Le sud de la thailande, tout comme la Malaisie est musulman.
Notre train est l'equivalent d'une micheline diesel en France mais les wagons sont ici en bois. Il n'y a pas de fenetre, ou plutot elles sont bloquees en bas et les portes coulissantes separant les deux wagons s'ouvrent et se ferment a chaque virage. Les paysages qui defilent sont tres vert. On traverse peu de villages. On ne voit que de la foret, des cocotiers, palmiers a datte, bananiers et des arbres en fleurs un peu partout. Les arrivees dans les gares sont moins buccoliques. Beaucoup de militaires en armes, barrages en sacs de sable nous rappellent que le sud de la Thailande est encore un peu chaud.
Vers 13H nous arrivons a Sungai Kolok, ville thaie a la frontiere malaise. Nous rencontrons un etudiant anglais roux carotte a la descente du train. Il a autant d'informations que nous sur la ou nous nous trouvons et le passage de frontiere : c'est a dire aucune. Entre gens pas stresses par la situation on decide donc d'aller casser la croute dans le bouiboui d'en face. Deux plats a la carte: poulet-riz ou porc frit-riz. A priori tout le monde n'est pas musulman ici. La gargotte est crade mais le patron est souriant. Et son poulet pas mauvais du tout. On est content et on parle anglais avec notre etudiant.
Meme si la frontiere n'est pas loin on prend un tuk-tuk: surtout ne pas perturber la digestion. Et c'est comme ca qu'on se retrouve a la frontiere juste en face du panneau OUT. Il ne suffit que d'un tampon sur le passeport pour sortir en regle. Mais ce n'est pas parce que l'on est dans un coin paume que cela n'est pas technique. Une webcam nous prend en photo et il y a meme un lecteur d'empreinte digitale electronique. On se croirait aux Etats-Unis. De l'autre cote du pont meme scenario mais sous le panneau IN cette fois.

Et la malaise n'a pas fait de malaise.
Passage a l'aise Blaise.


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